Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours perçu le monde avec une résonance particulière, captant des murmures invisibles et des émotions que la raison peinait à expliquer. Adolescente, face à cette intensité qui me dépassait et que personne ne semblait comprendre, j'ai fait ce qui me paraissait le plus sûr : j'ai doucement fermé la porte de ma médiumnité. Je voulais simplement me fondre dans le décor, être « comme tout le monde ».
Les années ont passé, enveloppant cette part de moi dans le silence. Je suis devenue assistante maternelle, en ouvrant une Maison d'Assistantes Maternelles (MAM). Une vie vécue la tête dans le guidon, à cent à l'heure, à l'extérieur de mon propre domicile. Les semaines de cinquante heures s'enchaînaient. L'hiver, je partais dans le froid de la nuit et je rentrais dans la nuit noire. Souvent, mes enfants avaient déjà mangé, étaient déjà douchés, et notre temps ensemble se résumait à un rapide bisou avant qu'ils ne s'endorment. Ne pas les voir, ne faire que croiser mon mari, c'était une véritable déchirure intérieure. Pourtant, je continuais d'avancer. J'étais une femme hyperactive, en mouvement perpétuel. Même les week-ends ne me suffisaient pas pour souffler, tout simplement parce que je ne savais pas m'arrêter. Je ne savais pas me poser. Je m'oubliais totalement au passage.
Et puis, le fil a commencé à se tendre. En mai 2019, nous sommes partis en Grèce avec mon mari, pour ce voyage de noces que nous avions laissé en suspens pendant cinq ans. Il m'a fallu trois jours entiers pour oser m'asseoir sans que la culpabilité ne me ronge. Sur le chemin du retour, les larmes ont coulé. Mon âme venait de comprendre qu'un chapitre devait se fermer, même si ma tête cherchait encore les mots.
Six mois plus tard, la vie m'a imposé cet arrêt. Mon corps a lâché, m'entraînant dans la tempête silencieuse d'un burn-out. Cette bascule intime s'est accompagnée de deuils profonds : le départ d'une petite âme alors que ma grossesse balbutiait à peine, et l'envol de ma douce chatte siamoise, ma complice depuis près de 18 ans. Je l'avais eue tout bébé, et elle avait été mon indéfectible soutien à travers tant de moments difficiles de ma vie. Le sol s'est dérobé sous mes pas.
Mais c'est souvent dans nos plus grandes failles que la lumière parvient à s'infiltrer. Un soir, au cœur de cette obscurité, de cette nuit noire de l'âme, une vidéo de guidance a croisé ma route. Une voix qui semblait parler directement à mon cœur, rallumant une petite flamme là où je n'espérais plus rien. À Noël, je n'ai voulu qu'une seule chose : mon premier oracle, Les Rêves enchantés du petit Lenormand. Dès l'instant où j'ai posé les cartes, l'évidence était là. Les messages étaient d'une justesse infinie, répondant en écho à ce que je ressentais. La porte refermée tant d'années plus tôt venait de s'ouvrir à nouveau, et cette fois-ci, pour de bon.
La vie reprend toujours ses droits. Alors que j'apprenais cette nouvelle grossesse pour ma petite dernière — qui va très bien aujourd'hui d'ailleurs, et qui fut une merveilleuse renaissance — j'ai plongé dans les énergies. Je me suis formée à la lithothérapie et au Reiki LaHoChi. Et là, enfin, j'ai rencontré des personnes qui parlaient mon langage. Des âmes qui m'ont regardée et m'ont dit avec une infinie douceur : « Tu es normale. Ce n'est pas un fardeau, c'est le don que tu as choisi. »
Aujourd'hui, à 42 ans, je suis maman de trois merveilleux enfants, tous dotés de cette même belle hypersensibilité, de cette même intuition. Et c'est d'ailleurs en cherchant à éclairer leur chemin que j'ai fini par comprendre le mien, en posant des mots sur mon propre TDAH. On apprend souvent qui l'on est par les chemins les plus inattendus.
Tout ce que je te transmets aujourd'hui, je l'ai forgé dans la résilience de la femme et de la mère que je suis. Je l'ai trouvé dans l'écoute subtile des énergies, de tout ce qui m'entoure et des personnes que je croise, ressentant leurs mémoires avec profondeur.
Je ne suis pas là pour vendre du rêve. L'éveil spirituel, je le vis chaque jour : il fatigue, fait douter, fait pleurer. Mais il libère. Et c'est ce passage-là que je sais accompagner — parce que je l'ai traversé, et que je continue à le traverser. On n'a jamais fini d'apprendre. C'est pour ça qu'on est ici.
Si tu lis ces lignes, ce n'est pas un hasard. Tu n'es pas tombée ici par accident. Quelque chose en toi t'a guidée jusqu'à cette page. Et la première chose que j'ai envie de te dire, c'est : tu es au bon endroit. Le premier pas est souvent le plus difficile — admettre qu'on a besoin d'un coup de main est déjà une partie du chemin. Si tu décides de continuer un bout de route avec moi, je serai honorée de marcher à tes côtés. 🌸
Mes ancrages
Tarot & oracles
pratique quotidienne depuis 2019
Soins audio thérapeutiques
création originale, voix & musique vibratoire
Reiki LaHoChi
formation à l'énergétique
Lithothérapie
formation à l'énergétique